“L’ONU doit agir pour stopper le pillage ”
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« Western Sahara Resource Watch est convaincu que le calvaire des réfugiés Sahraouis se poursuivra tant que le Maroc continuera à profiter illégalement de l’occupation de son voisin » a déclaré Western Sahara Resource Watch lors de la Journée Mondiale du Réfugié. L’organisation demande à la communauté internationale de couper l’afflux de liquidité venant des territoires occupés vers le trésor Marocain.
Mis à jour le: 23.06 - 2010 00:55Imprimez cette page    
Western Sahara Resource Watch
Déclaration, journée Mondiale du réfugié, 20 juin 2010.


Quand le Maroc a envahi le Sahara Occidental en 1975, des dizaines de milliers de Sahraouis ont fui vers le désert Algérien pour sauver leur vie. Aujourd’hui, 35 ans après, ces réfugiés souffrent de malnutrition, de la lassitude des donateurs, et d’oubli, pendant que le Maroc, soutenu par des intérêts commerciaux internationaux, continue de profiter de l’exploitation illégale des ressources naturelles Sahraouies.

Le peuple Sahraoui a fait de son pacifisme une forme d’art. En 1991, l’ONU a négocié un accord de cessez-le-feu entre le Maroc et le front Polisario, le représentant internationalement reconnu du peuple Sahraoui. Depuis, les Sahraouis ont attendu pacifiquement pour une solution négociée qui leur permettra de rentrer dans leur pays. Les sahraouis ont jeté les armes, confiant leur sort aux mains de la communauté internationale. Prés de 20 ans ont passé et la situation est bloquée comme jamais. Conforté par l’assurance d’avoir à ses cotés l’empathie de puissants intérêts économiques, le Maroc s’est assis et a regardé les envoyés de l’ONU aller et venir – tous mécontents par le défi incessant au droit international par le Maroc et par son refus de bouger.


Western Sahara Resource Watch est convaincu que le calvaire des réfugiés Sahraouis se poursuivra tant que le Maroc continuera à profiter illégalement de l’occupation de son voisin. Depuis 35 ans, le Maroc exploite les ressources naturelles du Sahara Occidental contre la volonté explicite de la population indigène du territoire, dans les campements de réfugiés et dans les territoires occupés. Le Maroc a réussi à manipuler les intérêts commerciaux étrangers pour qu’ils participent à ce qui est en fin de compte un vol – l’exploitation des ressources d’un territoire occupé au mépris des souhaits des légitimes propriétaires de ses ressources. Ces derniers ne bénéficient pas des échanges commerciaux, puisque les gains sont versés au maintien de la brutale et illégale occupation militaire marocaine.

Les revendications du Maroc sur le Sahara Occidental ont été rejetées par la Cour Internationale de Justice, et ne sont reconnues ni de l’ONU ni d’aucun pays. L’occupation du Sahara Occidental a été condamnée par l’ONU, qui qualifie toujours le Sahara Occidental de Territoire Non Autonome en attente de décolonisation.

Les compagnies et de nombreux gouvernements impliqués dans l’exploitation des ressources du Sahara Occidental dévient de leur chemin en soulignant qu’ils ne sont pas engagés en politique, mais seulement dans le commerce. Mais les accords commerciaux qui couvrent le Sahara Occidental ont bien évidemment des dimensions politiques importantes. Le signe de soutien politique offert au Maroc par la mise en place d’échanges commerciaux avec les compagnies ou les autorités Marocaines dans les territoires occupés est hautement inapproprié. « L’aspect financier n’est pas nécessairement l’aspect le plus important de cet accord. L’aspect politique est tout aussi important » a déclaré le Ministre Marocain à la pêche à propos de l’actuel accord de pêche illégale de l’UE couvrant le Sahara Occidental. Donner à l’agresseur dans le conflit un tel soutien signifie récompenser à la fois sa réticence à résoudre le problème et son mépris constant du droit international.

Pendant ce temps, la situation humanitaire des Sahraouis est de plus en plus critique. Le peuple Sahraoui vivant dans les campements de réfugiés en Algérie souffre de la lassitude des donateurs et de malnutrition. Une étude  de 2008 établit qu’un enfant Sahraoui sur 5 est mal nourri. Il est dérangeant de noter que l’aide multilatérale annuelle aux campements de réfugiés est seulement un faible pourcentage des profits massifs faits par le Maroc en exploitant illégalement les ressources Sahraouies.

A l’occasion de cette journée Mondiale du réfugié, Western Sahara Resource Watch appelle la communauté internationale à cesser de fermer les yeux devant cette injustice persistante. Détourner le regard est aussi un choix politique, car cela ne fait que renforcer la continuelle et insoutenable marocanisation du territoire. C’est en outre une injure aux Sahraouis réfugiés qui malgré les difficultés inhumaines ont respecté leur part dans le cessez-le-feu négocié, faisant exactement ce que la communauté internationale leur a demandé de faire : attendre. Si l’ONU est réellement engagée à résoudre le dernier conflit colonial  en suspend en Afrique, casser l’injection financière provenant des ressources des territoires occupés vers le régime de l’occupant, peut être un bon début.


    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

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Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

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Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

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