Des Sahraouis prisonniers politiques exigent la fin de la pêche UE
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Dans une lettre au président du Parlement Européen, trois éminent Sahraouis prisonniers politiques demandent à l'UE d'arrêter la pêche dans les eaux du Sahara Occidental. « Le seul résultat de l’accord de pêche ressenti par notre peuple, c'est que nos voix sont davantage étouffées » exprime la lettre.
Mis à jour le: 22.09 - 2010 22:34Imprimez cette page    
« Rabat a également montré très peu de respect pour l'Union européenne, son partenaire géopolitique et économique, connu pour ses plaidoyers persistants pour le respect du droit international et des droits de l'homme dans le monde entier » dit la lettre.

Les auteurs de la lettre - Ali Salem Tamek, Brahim Dahane et Ahmed Naciri – sont trois Sahraouis éminents défenseurs des droits humains qui ont si déjà passé plus de 11 mois en prison sans être jugé.

Il est inquiétant que l'Union Européenne permette que son image soit entachée par le Maroc. C’est encore plus flagrant dans le cas de l’accord de pêche, par lequel l'Union Européenne est faite complice du vol des ressources naturelles du peuple Sahraoui » ont écrit les trois prisonniers au président du Parlement Européen, M. Jerzy Buzek.

L'accord de pêche UE-Maroc est une violation des droits de l'homme des sahraouis en tant que peuple. La plupart des prises de pêche de l'UE dans le cadre de l’accord sont effectuées dans les eaux adjacentes au Territoire Non Autonome du Sahara Occidental. Et pourtant, les activités économiques dans ces territoires sont conditionnées à la consultation avec le peuple de ce territoire - quelque chose que l'UE n'a pas réussi à faire.

« Monsieur le Président, nous n'avons jamais eu voix au chapitre dans ce cas, et le seul résultat de l’accord de pêche ressenti par notre peuple, c'est que nos voix sont davantage étouffées, puisque le Maroc se sent soutenu par l'Union Européenne dans sa revendication illégale et non-fondée sur notre patrie. Attendu que le peuple sahraoui n'a pas accepté cet accord, et qu’il n’en retire aucun bénéfice, au contraire de ce que requiert le droit international, nous exigeons que toute pêche européenne dans les eaux sahraouies cesse immédiatement.»

Les prisonniers ont également appelé l'UE à exhorter le Maroc à les juger ou les libérer, en conformité avec les normes juridiques internationales sur les droits des détenus. Pour soutenir cette demande, les prisonniers ont annoncé le début mercredi d’une grève de la faim de 48 heures.

Malgré la difficulté de leur propre situation, les détenus déclarent qu'ils considèrent que leur propre emprisonnement illégal, « est une très petite violation par rapport à la nature et la quantité des violations flagrantes commises au Sahara Occidental ».

Ali Salem Tamek, Brahim Dahane et Ahmed Naciri faisaient partie d'un groupe de 7 éminents Sahraouis défenseurs des droits humains qui ont été arrêtés par la police marocaine, le 8 Octobre 2009, à leur retour d'une visite dans les camps de réfugiés sahraouis en Algérie. Accusé d’«Atteinte à la sûreté de l'Etat », ils ont été condamnés à être placé en garde à vue. Les autorités marocaines ont mis en liberté provisoire les quatre autres militants chargés des mêmes accusations, Degja Lachgar, Etarrouzi Yahdih, Sghaier Rachid, et Lebaihi Saleh.

Lire toute la lettre ici.


    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

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Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

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Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

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