La possible reprise de PCS par BHP : dans le rapport annuel alternatif
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Le réseau international BHP Billiton Watch consacre un chapitre à la question du Sahara Occidental dans le rapport alternatif pour 2010 lancé cette semaine. Le rapport a été publié la même semaine où BHP annonçait son abandon des plans d'achat du pillard des phosphates du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 22.11 - 2010 00:35Imprimez cette page    
bhp_annual_alternative2010_300.jpg Voir les pages du réseau ici.

Vous pouvez télécharger le rapport complet ici.

Le rapport, appelé les autres côtés de l'histoire : menace sur la vie l’environnement et l'avenir des peuples, a été lancé le 16 novembre 2010, la semaine où BHP a annoncé son intention de ne pas poursuivre l’OPA sur PCS.

Voir le chapitre sur le Sahara occidental ci-dessous.

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Sahara Occidental : les mines de Bou Craa

En août 2010, BHP Billiton a annoncé son intérêt dans l'acquisition de la société d’engrais américano-canadienne PotashCorp (PCS). Si BHP Billiton réussit dans sa prise de contrôle, il sera contraint de soutenir activement ou de saper directement le travail de l'ONU pour la décolonisation de la dernière colonie en Afrique. Pendant des décennies, le producteur d'engrais PCS a importé des phosphates du Sahara Occidental, un territoire largement occupé par le Maroc depuis 1975. À ce jour, aucun État ou organisation internationale ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le territoire riche en ressources.

Le Sahara Occidental est sur la liste des territoires non autonomes des Nations Unies, en attente du processus de décolonisation. En outre, l'ONU a déclaré à plusieurs reprises que l'occupation illégale doit prendre fin et que la population sahraouie est en droit d'exercer librement son droit à l'autodétermination à travers un référendum libre, équitable et transparent - ce que le Maroc continue de bloquer.

Les importants gisements de phosphate de Bou Craa dans la partie nord du Sahara Occidental ont joué un grand rôle dans le déclenchement de l'invasion marocaine du territoire. Une délégation de l'ONU qui s'est rendue dans le territoire anciennement connu sous le Sahara espagnol en 1975, dans le cadre de la décolonisation du territoire, a déclaré que "finalement le territoire sera parmi l'un des plus grands exportateurs de phosphate dans le monde".

Selon leur évaluation, le  Sahara Occidental deviendrait le second exportateur de phosphate, après le Maroc lui-même. Cependant, quelques mois plus tard, le Maroc a envahi le Sahara occidental et pris le contrôle sur ces mines de Bou Craa. Suite à la prise de controle marocaine, presque tous les travailleurs sahraouis ont été remplacés par des colons marocains. Presque tous les postes importants de l'entreprise sont contrôlés par des Marocains. Aujourd'hui, la production de phosphates à Bou Craa s'élève à 10% de la production totale du Maroc, la production annuelle de Bou Craa est d'environ 3 millions de tonnes, contribuant de manière substantielle au revenu national du Maroc. Les travailleurs autochtones licenciés protestent contre le pillage, ou languissent dans les camps de réfugiés en Algérie, tributaires de l'aide humanitaire étrangère. Aucune partie du produit de l'industrie du phosphate n’est envoyée à ces réfugiés. Certaines des plus grosses exportations vers PCS aux États-Unis peuvent avoir la valeur de l'aide humanitaire multilatérale annuelle pour les réfugiés.

Depuis plus de 35 années, le Maroc exploite illégalement les ressources naturelles du Sahara Occidental contre la volonté explicite de la population autochtone du territoire, le peuple Sahraoui. Les bénéfices sont versées à la poursuite de l’occupation militaire brutale et illégale du Maroc. En important des phosphates en provenance du territoire, PCS  soutient aujourd'hui la poursuite de l'occupation illégale du Sahara Occidental et contribue à saper le processus de paix de l'ONU.

PCS est le plus gros acheteur de phosphates du Sahara Occidental, une position de l'entreprise a occupé pendant de nombreuses années. L'argent provenant de l'extraction du phosphate et du commerce va directement à la compagnie nationale marocaine au Sahara Occidental, l’Office Chérifien des Phosphates. "Ce soutien doit prendre fin pour que le Maroc s'engage dans le processus référendaire de l'ONU. Le commerce de phosphate dans le Sahara Occidental augmente le risque de nouveaux conflits armés, la déstabilisation et la souffrance dans la région », a déclaré Sara Eyckmans, coordinateur de Western Sahara Resource Watch.

Si BHP Billiton acquiert PCS, il héritera des relations commerciales de l'entreprise nord-américaine avec entreprise nationale marocaine dans le territoire occupé. En tant que nouveau propriétaire potentiel de PotashCorp, BHP Billiton a la possibilité d'aborder la question des importations par PCS de phosphate du Sahara Occidental occupé et de contribuer ainsi à mettre fin au conflit. Sinon, s’il ne mettait pas fin aux importations après la reprise de PCS, BHP Billiton serait le plus grand bailleur de fonds privé de l'occupation illégale et brutale du Sahara occidental.

Le 3 novembre, le gouvernement canadien a annoncé son intention de bloquer l'acquisition de Potash Corp par BHP. BHP Billiton a trente jours pour faire appel avant que le gouvernement canadien ne rende sa décision finale.


    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

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Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

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Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

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