Une membre de WSRW expulsée du Sahara Occidental
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Une membre espagnole du WSRW, Elena Pollán, a été détenue dans sa chambre d'hôtel à El Aaiun samedi dernier, le 8 janvier. Elena Pollán et ses deux amies ont été obligées de prendre un bus pour l'aéroport de Marrakech, accompagnées d'un policier en civil. Malgré le fait qu'aucun arrêté d'expulsion n'avait été émis, elles ont été mises, contre leur volonté, sur un vol pour Madrid.
Mis à jour le: 15.01 - 2011 00:05Imprimez cette page    
Pour les espagnoles Elena Pollán et Cavadonga Canteli De Castro et l'argentine Emilce Haydee Farias, celle-ci était la quatrième visite au territoire dans les dernières années.

Pendant les 10 jours passés dans le territoire, les 3 ont travaillé dans un programme radio en collaboration avec les femmes sahraouis et ont essayé de faire la lumière sur les pêcheries illégales de l'EU dans les territoires occupés.

Mais depuis leur arrivée au Sahara Occidental, les trois femmes ont été suivies et intimidées par des officiers marocains.

Le soir de samedi dernier, Pollán, Canteli et Farias ont été arrêtées par 15 policiers en civiles à l'hôtel Zemour de El Alain, la capitale du Sahara Occidental occupé. Quand leurs passeports leur ont été retirés, il était clair qu'elles allaient être expulsées du pays. Pourtant, aucune raison n'a été fournie pour l’expulsion et aucun document officiel n'a été produit.

Cette expulsion est une nouvelle confirmation du black-out de l'information que le Maroc souhaite maintenir sur le Sahara Occidental.

Des dizaines de groupes ont été expulsés les derniers mois, journalistes comme parlementaires et observateurs. Le 11 janvier 2011, 2 touristes norvégiens ont été expulsés du Sahara Occidental. La raison évoquée par la police était qu'ils parlaient avec la population locale.

Dans la vidéo ci-dessous, Pollán, Canteli et Faria commentent leur visite au Sahara Occidental (en espagnol). Voyez ci-dessous pour la traduction en français.



Mon nom est Covadonga et je suis citoyenne espagnole.
Mon nom est Elena Pollán Gonzales et je suis citoyenne espagnole.
Mon nom est Emilce Hayadee Farias et je suis citoyenne argentine.

C'est la quatrième fois que nous voyageons à El Aaiun pour continuer la lutte contre le black-out d'information qui dure depuis 35 ans. Pendant deux ans nous avons travaillé avec les femmes sahraouies en rédigeant des condamnations de violations et torture. D’autre part, nous faisons des recherches sur le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc et le compagnies européennes.

Nous sommes conscientes du fait qu'actuellement les possibilités d'entrer dans les territoires du Sahara Occidental sont limitées puisque le gouvernement marocain maintient un fort black-out de l'information et empêche les gens d'entrer dans le territoire. De cette manière, le forces armées marocaines opèrent dans l'impunité totale.

Mis à part cette difficulté, nous considérons important d'entrer dans le territoire pour pouvoir faire connaître et condamner les violations des droits de l'homme dont est victime la population sahraouie. Et pendant ce temps le gouvernement espagnol et les gouvernements européens restent silencieux, complices.



    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

Soutenez Western Sahara Resource Watch

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Aidez-nous à protéger les ressources naturelles du Sahara Occidental pour le peuple sahraoui. Soutenez notre action en faisant un don.
Agissez pour les 25 de Gdeim Izik !

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Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

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Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

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