Les pêcheurs sahraouis expulsés du port à Boujdour protestent toujours
police_beach_12.01.2011_610.jpg

Pour la troisième journée consécutive, les pêcheurs sahraouis ont manifesté dans le port de Boujdour, réclamant le droit de pêcher dans leurs propres eaux. Depuis lundi, les policiers marocains empêchent les Sahraouis d'accéder à leurs bateaux.
Mis à jour le: 15.01 - 2011 00:38Imprimez cette page    
Pour protester contre leur exclusion du port de Boujdour, plus de 70 pêcheurs sahraouis se sont réunis au point d'entrée du port à 16h cet après-midi du 12 Janvier. Cela a immédiatement déclenché une réaction violente de la police marocaine, soutenue une nouvelle fois par les colons marocains. Les manifestants affirment qu'ils ont été immédiatement dispersés par la force, et certains, comme Elkharrachi Ebbaha, ont été menacés d’être arrêté.

police_beach4_250.jpgWestern Sahara Resource Watch a reçu des photos des événements.
Cliquez dessus pour la haute résolution.

La police marocaine affirme que les pêcheurs sahraouis n'ont pas les autorisations nécessaires pour pêcher. Mais les pêcheurs sahraouis ripostent que seuls les colons marocains peuvent recevoir les licences accordées par les autorités marocaines.

"Nous avons à payer 1.500 dirhams (150 €) afin d'obtenir une telle licence" déclare un pêcheur sahraoui. «Nous ne pouvons tout simplement pas nous le permettre".

Les pêcheurs sahraouis estiment le nombre de colons marocains qui ont reçu des licences de pêche pour le port de Boujdour à environ 1.000 personnes, alors que pas plus de 10 sahraouis jouissent du même privilège.

Les pêcheurs se plaignent que les autorités marocaines les empêchent très souvent de pêcher, surtout en cette période où officiellement, la pêche aux coquillages, pieuvres et calamars est autorisée. Le Maroc a déclaré ouverte la période de pêche pour ces espèces le 5 Janvier.

"Les coquillages sont immédiatement transportés vers les villes marocaines comme Agadir et Casablanca. Nous ne tirons aucun profit d’eux, nous ne pouvons même pas en manger ", ajoute un autre pêcheur. "Les autorités marocaines n'ont pas le droit de nous empêcher l’accès à nos eaux et à nos poissons pour gagner notre vie".


police_beach_12.01.2011_609.jpg

police_beach2_400.jpg

beach3_400.jpg


    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

Soutenez Western Sahara Resource Watch

tn_sjovik_demo_610.jpg

Aidez-nous à protéger les ressources naturelles du Sahara Occidental pour le peuple sahraoui. Soutenez notre action en faisant un don.
Agissez pour les 25 de Gdeim Izik !

tn_court_photo_gdeim_izik_610.jpg

Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

tn_poweringplunder_fr_610.jpg

Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

Si'il vous plaît inscrivez pour recevoir la newsletter:





WSRW.org Archives 2017
WSRW.org Archives 2016
WSRW.org Archives 2015
WSRW.org Archives 2014
WSRW.org Archives 2013
WSRW.org Archives 2012
WSRW.org Archives 2011
WSRW.org Archives 2010
WSRW.org Archives 2009
WSRW.org Archives 2008
WSRW.org Archives 2007
WSRW.org Archives 2004-2006






Ces pages web ont été construites avec le soutien financier du syndicat norvégien Industri Energi