Ahmed Sbaai
44 ans
Condamné à perpétuité par la cour d’appel de Salé en 2017.
Mis à jour le: 18.11 - 2014 14:43Imprimez cette page    
ahmed-sbai_4.jpgAhmed Sbaai est né à El Aaiun, la capitale du Sahara Occidental occupé, en 1971. Ahmed dit que les racines de son militantisme en faveur des droits remontent à sa petite enfance, quand il a senti que lui et ses amis sahraouis étaient discriminés par les enseignants marocains à l’école.

Ahmed est devenu actif en 1999, au cours de ladite Intifada Sahraouie. Comme il le dit lui-même : "Nos principes étaient que l'Intifada devait être pacifique. Nous avons fait des drapeaux nationaux et les avons accrochés dans les institutions marocaines, nous avons également organisé des manifestations de deux minutes avec des drapeaux en criant des slogans avant de nous disperser avant que la police ne puisse nous attraper. Il était important que le peuple sahraoui sache que des hommes courageux étaient prêts à se battre ".

Après avoir organisé de grandes manifestations à El Aaiun en 2002, qui ont perturbé les élections de cette année, les autorités marocaines ont arrêté Ahmed. Il a été condamné à dix ans de prison, mais a été libéré en 2004, après avoir passé un an et trois mois dans la tristement notoire Prison Noire d'El Aaiun.

À sa libération, Ahmed a fondé la Ligue sahraouie pour la protection des prisonniers politiques dans les prisons marocaines. Il a été de nouveau arrêté en 2006 et condamné à un an et demi de prison, accusé d'être membre d'une organisation illégale. Depuis sa libération, il n’a pas eu un moment de paix.

"Depuis ma libération, j’ai poursuivi mon travail. Je suis harcelé tous les jours, mon passeport a été confisqué. Encore aujourd'hui deux observateurs des droits de l'homme ont été enlevés de chez moi. Parfois, je ressens que j’étais plus en sécurité à l'intérieur de la prison qu'à l'extérieur. Au moins à l'intérieur il y a des gardes, mais à l'extérieur, ils [les Marocains] pourraient embaucher quelqu'un pour me tuer," a dit Ahmed  alors.

Ahmed Sbaai a été arrêté par la police marocaine le 8 novembre 2010, dans le quartier Lirak, à El Aaiun. Il dit qu'il n'a pas été torturé physiquement, mais a été battu et intimidé lors de son interrogatoire. Il affirme avoir été menotté et les yeux bandés jusqu'à ce qu'il ait comparu devant le tribunal militaire de Rabat.

Le 17 février 2013, Ahmed Sbaai a été condamné à la réclusion à perpétuité par le tribunal militaire de Rabat.

Le 19 juillet 2017, Sbaai a été condamné à la réclusion à perpétuité par la cour d'appel de Salé. Sbaai a été condamné pour formation d'une organisation criminelle et le meurtre d'un fonctionnaire dans l’exercice de sa fonction, avec l'intention de tuer. Le seul élément de preuve prouvant l'acte commis par Sbaai est le dossier de la police : confessions extorquées sous la torture, que Sbaai lui-même affirme falsifié contre lui. Sbaai a déclaré devant la cour d'appel que le camp de Gdeim Izik avait été démantelé par les forces militaires et que les affrontements étaient la conséquence du démantèlement violent du camp de protestation pacifique, composé de femmes, d'enfants et de personnes âgées.

    


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