Mohamed Lamin Haddi
33 ans
Condamné à 25 ans de prison par la cour d’appel de Salé en 2017
Mis à jour le: 18.11 - 2014 15:00Imprimez cette page    
mohamed_lamin_haddi_300.jpgMohamed Lamin Haddi est né en 1984 à El Aaiun, au Sahara Occidental.

Il a été arrêté par les services secrets marocains, le 20 novembre 2010 à El Aaiun. Il prétend ne pas avoir été torturé, mais il dit qu'il a été soumis à des violations de ses droits humains en ayant été menotté, privé de nourriture et avoir eu les yeux bandés.

Il semble que son arrestation soit liée à l'assistance qu'il a offert à deux médecins belges, Marie-Jeanne Wuidat et Ann Collier, qui étaient en mission humanitaire dans les territoires occupés pour fournir une assistance médicale aux victimes sahraouies de la répression du Maroc dans le Gdeim camp Izik. Dans la suite du démantèlement du camp, le personnel marocain à l'hôpital d'El Aaiun a refusé son aide à de nombreux sahraouis. Les médecins belges ont été expulsées de El Aaiun.

Le 17 février 2013, le tribunal militaire de Rabat a condamné Mohamed Lamin Haddi à 25 ans de prison.

Mohammed Lamin Haddi a déclaré à la cour d'appel de Salé qu'il se trouvait à El Aauin le 8 novembre, témoin des manifestations qui ont suivi le démantèlement violent du camp. Haddi a déclaré avoir observé des civils battus dans les rues, des femmes violées et que les forces militaires agressaient les gens dans les rues. Haddi a déclaré que deux de ses amis sont morts ce jour-là.

Haddi a été condamné à 25 ans par la Cour d'appel et reconnu coupable d'avoir participé à l'assassinat de fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions, dans l'intention de tuer. Haddi a insisté sur le fait que la seule raison de son emprisonnement était son activisme pour les droits de l'homme, et a insisté sur le fait qu'il était innocent de toutes les accusations. Le seul élément de preuve ou description des actes commis par Haddi, ou même sa présence dans le camp, sont des dossiers de police que Haddi declare falsifiés et signés sous la torture.

    


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