Laaroussi Abdeljalil
37 ans
Condamné à la prison à vie par la cour d’appel de Salé en 2017
Mis à jour le: 18.11 - 2014 15:18Imprimez cette page    
laarousi_abdeljalil_300.jpgSidi Laaroussi Abdeljalil est né à El Aaiun en 1978, de Kamel Mohamed et Monina Cori. Ses parents vivent aujourd'hui à Boujdour, à environ 170 kilomètres plus au sud, mais Laaroussi est restés à El Aaiun, où il a fondé sa famille. Il est l'heureux père de deux jeunes enfants.

La vie n'a pas été facile pour Laaroussi, qui est le soutien de sa famille et a du mal à trouver un emploi stable. Comme des milliers de Sahraouis, c’est la marginalisation sociale et économique qui l'a conduit au campement de Gdeim Izik.

Là, Laaroussi est devenu membre de la commission de dialogue, qui a rencontré et négocié régulièrement avec les autorités marocaines, dans le but d'obtenir des promesses de meilleures conditions de vie pour les Sahraouis qui vivent sous l'occupation marocaine.

Le 13 novembre 2010, 5 jours après la destruction du campement par le feu sous la violence de l'armée marocaine, Laaroussi a été arrêté dans la maison de ses parents à Boujdour. Il a été emmené au poste de police d'El Aaiun où il a été soumis à de graves atteintes à sa dignité lors de sa détention. Il a passé quatre jours nus, menotté et les yeux bandés, il a été torturé, électrocutés et menacé de viol. La police a menacé d'amener sa femme au poste de police et la violer sous les yeux de Laaroussi.

La maltraitance a laissé des séquelles : Laaroussi a encore des difficultés à marcher en raison de problèmes d'équilibre. Lors de la visite du comité de l'ONU sur la détention arbitraire en 2013, Laroussi a été séparé du reste du groupe et placé avec les criminels de droit commun.

Avec leur père et soutien disparu, la femme de Laaroussi s’est réfugiée avec leurs enfants chez ses parents. Et il se peut qu’il soit absent pour longtemps, puisque le tribunal militaire marocain l’a condamné à la prison à vie le 17 février 2013.

Laroussi a été condamné à la prison à vie par la Cour d'appel le 19 juillet 2017 et reconnu coupable de constitution d'une organisation criminelle et du meurtre de fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions, dans l'intention de tuer. Le procureur a affirmé que Laroussi supervisait les forces de sécurité dans le camp de Gdeim Izik, qui selon le procureur était un camp militaire, visant à déstabiliser la région.

Laroussi a déclaré à la cour qu'il a visité deux fois le camp Gdeim Izik, où il avait rendu visite à sa tante. Le 7 novembre 2010, Laaroussi était à Bojador pour prendre soin de sa mère malade et il a déclaré être resté à Bojador jusqu'au 12 novembre, date à laquelle il a été arrêté par des fonctionnaires qui ont fait irruption dans la maison de son cousin. Le seul élément de preuve contre Laroussi est le dossier de la police, qui comprend des aveux signés sous la torture. Tous les accusés insistent sur le fait que les dossiers de la police ont été falsifiés à leur tort, et que le gouvernement marocain dissimule la vérité sur la façon dont ils ont attaqué des milliers de civils pendant leur sommeil le 8 novembre.

    


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Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
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