Un meneur des diplômés chômeurs sahraouis meurt des suites de tortures
saika_handcuffed_to_hospital_bed.jpg

L'un des leaders du mouvement de protestation des Sahraouis chômeurs, qui depuis des mois ont dirigé leurs campagnes contre la compagnie nationale marocaine de phosphate l'OCP, est mort après qu'il aurait été torturé par la police marocaine.
Mis à jour le: 18.04 - 2016 23:18Imprimez cette page    
La photo ci-dessus : Brahim Saika était menotté à son lit d'hôpital alors qu'il était dans le coma. La photo a été prise par les membres de la famille de Saika qui n'ont été autorisés à le voir qu'une seule fois, derrière une vitre, au cours de la semaine que Saika a passé à l'hôpital.

brahihm_saika.jpgLe 1er avril, Brahim Saika a été arrêté près de son domicile à Guelmim, une ville dans le sud du Maroc où vit une importante communauté sahraouie. Saika venait de rencontrer des syndicalistes et des chômeurs sahraouis. Les agents de police l'ont arrêté en invoquant la participation de Saika à une manifestations dans la ville pour le conduire en garde à vue. Saika a été emmené au poste de police local où il aurait été torturé sévèrement pendant des heures.

Après cette épreuve, Saika a commencé une grève de la faim pour protester contre le traitement qu'il avait reçu. Cinq jours plus tard, son état de santé s'est considérablement détérioré et il a été emmené à l'hôpital de sa ville natale Guelmim, d'où il a été emmené à l'hôpital d'Agadir.

Brahim Saika a passé plusieurs jours dans le coma avant de mourir le vendredi 15 avril, à l'hôpital d'Agadir, il est supposé en raison des complications de santé découlant de la torture par la police et sa grève de la faim subséquente.

Les autorités n'ont pas accepté la demande de la famille que soit effectuée une autopsie pour déterminer la cause du décès. Les médecins auraient dit à la famille de Saika qu'il était mort suite à une morsure de rat.

Brahim Saika était un ancien prisonnier politique, qui a passé quatre ans en prison pour ses opinions politiques. Récemment, il s'était révélé comme l'un des leaders du groupe de diplômés chômeurs sahraouis, qui protestent contre les pratiques discriminatoires à l'emploi et contre la marginalisation systématique des Sahraouis par l'Etat marocain.

Les manifestations basées sur des revendications socio-économiques ont lieu régulièrement au Sahara Occidental occupé et dans les villes du sud du Maroc qui compte une importante population sahraouie.

Au Sahara Occidental en particulier, les manifestations se sont intensifiées au cours des 6 derniers mois, suite à l'annonce par la compagnie nationale marocaine de phosphate l'OCP de l'embauche de 500 personnes dans la région. Cependant, il est rapidement apparu que ces postes vacants n'étaient pas accesibles aux Sahraouis pour des critères de qualification. Les Sahraouis vivent aujourd'hui comme une minorité marginalisée dans leur propre pays et ne peuvent souvent pas se permettre des enseignements uniquement disponibles au Maroc. Pendant les 40 ans d'occupation, le Maroc n'a pas établi une seule université au Sahara Occidental.

Sans exception, les manifestations des diplômés sahraouis sont violemment attaquées par les forces de sécurité marocaines.

La mort de Saika a donné lieu à des manifestations de masse à Guelmim, qui ont également entraîné l'intervention de la police. Voir les photos ci-dessous.

    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

Soutenez Western Sahara Resource Watch

tn_sjovik_demo_610.jpg

Aidez-nous à protéger les ressources naturelles du Sahara Occidental pour le peuple sahraoui. Soutenez notre action en faisant un don.
Agissez pour les 25 de Gdeim Izik !

tn_court_photo_gdeim_izik_610.jpg

Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

tn_poweringplunder_fr_610.jpg

Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

Si'il vous plaît inscrivez pour recevoir la newsletter:





WSRW.org Archives 2017
WSRW.org Archives 2016
WSRW.org Archives 2015
WSRW.org Archives 2014
WSRW.org Archives 2013
WSRW.org Archives 2012
WSRW.org Archives 2011
WSRW.org Archives 2010
WSRW.org Archives 2009
WSRW.org Archives 2008
WSRW.org Archives 2007
WSRW.org Archives 2004-2006






Ces pages web ont été construites avec le soutien financier du syndicat norvégien Industri Energi