La recherche pétrolière polonaise controversée stoppée par la grève
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Lorsque plus de 100 membres du personnel recruté localement ont cessé de travailler, la chasse pétrolière polonaise au Sahara Occidental occupé a dû cesser temporairement.
Mis à jour le: 24.06 - 2016 14:48Imprimez cette page    
Un conflit de travail intense a éclaté entre une filiale de la compagnie pétrolière polonaise PGNiG et son personnel recruté localement au Sahara Occidental occupé. Selon le réseau de journalistes sahraouis Équipe Média, les activités polonaises ont complètement cessé le 4 juin. L'Équipe Média a couvert le conflit de travail à deux reprises, le 10 juin et 14 juin.

L'entreprise polonaise a entrepris des études sismiques onshore au Sahara Occidental sur un contrat avec la compagnie nationale marocaine, et sous la protection de l'armée marocaine - un type d'opération que l'ONU a jugé de violation du droit international. Voir d'autres couvertures sur la controverse ici.

Il y a, selon Équipe Média, deux grandes catégories de personnel recruté localement, avec différents griefs.

Les premiers, ce sont les personnels nettoyeurs du terrain, 50 travailleurs, dont 30 Marocains, le reste étant des Sahraouis. Avant que les camions sismiques puissent faire leur travail en envoyant des ondes sonores dans le sol, cette équipe doit supprimer manuellement toutes les roches le long du parcours. Puis l'équipe de 50 doit placer de grands sacs de sable et installer des géophones le long du parcours. Selon Équipe Média, cette équipe devait initialement couvrir 3-4 kilomètres par jour. Cependant, par la suite, la société polonaise aurait exigé que la distance préparée soit portée à 9 kilomètres par jour, dans les mêmes conditions de travail, de taille du personnel et de salaire qu'auparavant. Le 26 mai, ces 50 Sahraouis et les Marocains sont entrés en grève. Leur salaire est dit être autour de 235 Euros par mois, en travaillant 12 heures par jour, 7 jours par semaine.

Deuxièmement, 51 personnes travaillait sur un contrat de 3 mois par une entreprise locale, principalement pour la conduite de véhicules légers. De même c'est 51 personnes devaient travailler 12 heures par jour, sept jours par semaine. Cependant, il est dit qu'ils n'avaient pas de contrats appropriés. Donc, ils ont cessé leurs travaux le 30 mai.

Selon Équipe Média, l'entreprise et les travailleurs ne sont pas parvenus à un accord, et le 4 Juin, la police et les forces armées sont venus à la base de l'entreprise et les ont tous expulsés. Les conducteurs des camions plus grands, tous prétendument Marocains, ont rejoints des logements de l'OCP à Boucraa.

12 agents recrutés localement qui ne faisaient pas partie de la grève, du personnel de cuisine, ont également été expulsés.
Lorsqu'Équipe Média a couvert la question pour son dernier article, le 14 juin, les opérations étaient interrompues depuis le 26 mai.

Aucun État au monde ne reconnaît les revendications de souveraineté marocaine sur le territoire. La société polonaise n'a pas obtenu le consentement des représentants du peuple du Sahara Occidental avant le démarrage des opération. Son contrat est conclu avec la compagnie nationale marocaine.

    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

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