BHP n’est plus candidat au pillage, pas de plan au Sahara occupé
phosphate_harbour2_610.jpg

La compagnie minière anglo-australienne BHP Billiton a décidé de ne pas enchérir pour la firme canadienne d’engrais PCS. Western Sahara Resource Watch a déjà demandé instamment à BHP de mettre fin aux importations en provenance du Sahara Occidental occupé, s’il prenait le contrôle de la société. BHP a déclaré aujourd'hui qu'ils n’ont «pas de projets pour des activités" sur le territoire.
Mis à jour le: 22.11 - 2010 00:30Imprimez cette page    
Hier, le géant minier BHP Billiton a annoncé dans un communiqué de presse ne pas poursuivre ses projets de reprendre le compagnie canadienne d'engrais PCS.

Si BHP avait réussi à avaler PCS, il serait devenu le premier importateur mondial de phosphates du Sahara Occidental, et donc le plus gros contributeur financier à la poursuite de l'occupation.

"Nous demandons instamment à BHP de publier un communiqué à propos de l'acquisition de PotashCorp, disant que toutes les importations de phosphate du Sahara Occidental occupé seront arrêtées», a déclaré Western Sahara Resource Watch dans une lettre à BHP Billiton lorsque la possible prise de contrôle a été annoncée en août. BHP a répondu qu’il ferai un pas à la fois, mais qu’il se pencherait sur la question

Répondant à une question de WSRW lors de l’Assemblée générale annuelle de l'entreprise en Australie aujourd'hui, BHP a déclaré qu'il n’avait "pas de projets pour des activités au Sahara Occidental".

PCS, de son côté, a continué les importations de phosphates en provenance du territoire occupé pendant le soap-opéra de l’OPA, et n'a montré aucun signe d’arrêt de son commerce sans éthique.

« Nous avions l'espoir que le nouveau propriétaire pourrait toiletter la responsabilité sociale de l'entreprise et mettre un terme aux importations en provenance du pays occupé. La déclaration de BHP aujourd'hui de ne pas s'impliquer dans le Sahara Occidental montre que les Sahraouis ont peut-être perdu une chance de mettre un terme à une grande partie du commerce », a déclaré Sara Eyckmans, coordinateur de Western Sahara Resource Watch.

Lire aussi: la possible reprise de PCS par BHP mentionnée dans le rapport annuel alternatif.


    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

Soutenez Western Sahara Resource Watch

tn_sjovik_demo_610.jpg

Aidez-nous à protéger les ressources naturelles du Sahara Occidental pour le peuple sahraoui. Soutenez notre action en faisant un don.
Agissez pour les 25 de Gdeim Izik !

tn_court_photo_gdeim_izik_610.jpg

Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

tn_poweringplunder_fr_610.jpg

Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

Si'il vous plaît inscrivez pour recevoir la newsletter:





WSRW.org Archives 2017
WSRW.org Archives 2016
WSRW.org Archives 2015
WSRW.org Archives 2014
WSRW.org Archives 2013
WSRW.org Archives 2012
WSRW.org Archives 2011
WSRW.org Archives 2010
WSRW.org Archives 2009
WSRW.org Archives 2008
WSRW.org Archives 2007
WSRW.org Archives 2004-2006






Ces pages web ont été construites avec le soutien financier du syndicat norvégien Industri Energi