Une entreprise australienne nie l’existence du Sahara Occidental
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"Il n'y a pas de pays appelé Occidental Sahara," a dit Incitec Pivot à Australian Associated Press. Cette déclaration suit l'intervention d'une ancienne sénateur australienne à l'Assemblée Générale de la compagnie, dénonçant ce commerce.

Lire aussi le communiqué de presse: Le superphosphate australien n’est pas si super

Publié 17 September 08

Le Sahara Occidental a été considéré par l'ONU depuis le début des années 60. Malgré cela le PDG de la compagnie d'engrais australienne Incitec Pivot, Julan Segal (à droite) nie son existence. Bien qu'il soutienne l'occupation marocaine du Sahara Occidental en appelant le secteur occupé "marocain" et bien que sa société finance l'occupation en achetant sa roche de phosphate, il affirme à l’Australian Associated Press « ne pas être impliqué en politique ».

Voyez l’article de l’Australian Associated Press, publié par le Sydney Morning Herald (en anglais).

Durant l'assemblée des actionnaires d'Incitec Pivot le 5 septembre, de nombreux activistes de l'Australian Western Sahara Association (AWSA) ont manifesté contre les actions illégales d'Incitec. L'AWSA a réclamé qu’Incitec et les autres d'importateurs des phosphates originaires du Sahara Occidental cessent la dite importation illégale.

Durant cette assemblée des actionnaires, l'ex-sénateur australien Lyn Allison a demandé à M. Watson si le conseil avait considéré le risque d'importer des phosphates originaires d'un territoire occupé. "Ces transactions avec des territoires occupés", a dit Mme Allison, "sont considérées comme illégales par les lois internationales".

M. Watson a dit être enchanté de compter sur Mme Allison mais que ce n'était pas le lieu approprié pour parler du sujet.

Par la suite, le PDG d'Incitec, Julian Segal, a déclaré aux journalistes qu'Inictec importe des phosphates du Maroc. "Aucun pays appelé Sahara Occidental n'existe", a t’il déclaré. "Nous importons des phosphates du Maroc. Une partie de ces phosphates pourraient provenir du Sahara Occidental."

"L'important est que nous ne sommes pas politiques, nous faisons seulement des affaires. Ce que nous avons à faire c'est de nous acquitter très clairement des lois des pays dans lesquels nous agissons, et je peux assurer que nous exécutons scrupuleusement des lois qui règlent ce type de situations."

M. Segal a aussi affirmé que la demande d'engrais peut poursuivre sa tendance à la hausse, étant donnée la demande globale d'aliments au niveau mondial.
 

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