Les travailleurs Sahraouis du phosphate demandent l'embargo
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Les travailleurs Sahraouis de la mine de phosphate du Sahara Occidental occupé demandent la fin des exportations marocaines de phosphate.

Publié 20 mars 2010

La déclaration ci-dessous a été faite par le Bureau Exécutif de la Confédération des Travailleurs Sahraouis, CSTS, le 11 février 2010.

Lettre d’information 

Les travailleurs Sahraouis de la mine de phosphate Bucraa ont organisé aujourd’hui jeudi 11 février 2010, une grève devant le siège de la société Phosboucraa à El Aaiun, capitale du Sahara Occidental territoires occupés, de 9 heures à 12 heures. 
Les travailleurs Sahraouis de la mine de phosphate Bucraa réclament le respect de leurs droits, ignorés suite à l’occupation Marocaine du territoire Sahraoui. Ils protestent contre la diminution des salaires. Ils demandent d’autre part l’arrêt de l’exploitation abusive des richesses halieutiques, de l’exportation du phosphate et du sable.

En ce qui concerne les droits revendiqués par les travailleurs Sahraouis de Phosboucaraa, voilà ci-dessous les droits inscrits dans les contrats avec la société de Phosboucraa, contrats qui n'ont jamais été résiliés. 
Un protocole a été signé par l’autorité espagnole et l'autorité marocaine lors du transfert de la direction. Les travailleurs sahraouis ont bénéficié des clauses du contrat de novembre 1975 jusqu'en mai 1977.
Depuis 1977, les clauses du contrat n’ont plus été respectées alors que les travailleurs espagnols sous le même contrat bénéficient de tous les droits cités au protocole jusqu'à aujourd'hui. Les travailleurs Sahraouis n'ont signé aucun contrat avec l'office chérifien de phosphate (OCP) du Maroc.
Depuis 1977 donc, les travailleurs Sahraouis n’ont plus la jouissance des droits suivants :
1. Le respect des droits acquis des travailleurs sahraouis en vertu de la note signée par le directeur de la société Phosboucraa en 9-12-1975 
2. Fixation des heures de travail hebdomadaire à 40 heures (actuellement 48 heures.)
Repos hebdomadaire de 2 jours payables. (Ils ne sont pas payés)
3. Application des clauses du contrat cernant la promotion, selon le contrat, la montée en grade se fait tous les 2 ans sans concours. Les travailleurs Sahraouis ont été dégradés, puis leur niveau n’a plus changé. Ils sont emprisonnés s’ils protestent.
4. L'application de toutes les primes concernées.
5. L'application du protocole de Phosboucraa concernant les retraites.
6. La jouissance du droit d’hospitalisation gratuit pour les retraités et les travailleurs.
7. Le paiement d’un salaire mensuel pour 30 et 31 jours (26 jours payés actuellement).
8. L'exonération de l'impôt sur le revenu par les salariés qui ont 4 enfants ou plus.
9. Le bénéfice des allocations familiales en rapport avec le nombre d’enfants.
10. Les indemnités des congés annuels.
11. Des indemnités de logement.
12. Des indemnités pour les enfants à la fête de Noël.
13. Les congés de dix jours pour le mariage, et cinq jours pour la paternité.
14. Une indemnité d'équipement de la maison tous les cinq ans.
15. Des primes de rendement mensuel pour tous les travailleurs.
16. Des primes pour l'encouragement au travail.
17. Des indemnités pour les heures supplémentaires.
18. Une prime de langue (encouragement à parler l’espagnol).
19. Les indemnités pour le troisième poste, travail de nuit.
20. Bénéficier de la retraite suivant le contrat et le régime espagnols, comme des citoyens espagnols, puisqu’on n’a pas encore autodéterminé l’avenir de notre Sahara Occidental.

Pour l’application de ces droits légitimes des travailleurs, la CSTS demande à toutes les organisations et syndicats internationaux d’intervenir auprès des gouvernements Espagnols et Marocains qui partagent la responsabilité de ce dossier.
Il faut résoudre ce problème, et exercer des pressions sur le gouvernement Marocain pour l’arrêt du vol du phosphate et des autres richesses naturelles Sahraouies .

Le bureau exécutif, CSTS 
El Aaiun : Le 11 février 2010

 

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