Les agro-syndicats sud-UE : exclusion des produits sahraouis
Article image
... Et ils demandent à la Commission européenne d'apporter des éclaircissements en ce qui concerne l'annulation de l'accord de libre-échange UE-Maroc.
Publié 03 février 2016


Rapport : les consommateurs de l'UE complices de l'occupation sans le savoir
tn_label_liability.jpg
En juin 2012, WSRW a publié un rapport qui détaille comment la production de l'agro-industrie controversée dans le territoire occupé finit dans les paniers des clients de l'UE qui l'ignorent..
Pour en savoir plus
Le Groupe de contact sur les tomates de la commission mixte des syndicats agricoles français, espagnol et italien a demandé à la Commission Européenne d'expliquer les conséquences du jugement de décembre 2015 de la Cour de justice de l'Union Européenne annulant l'accord de libre-échange UE-Maroc parce qu'il s'applique au Sahara Occidental.

"À propos de l'affaire T-512/12 traitée par la Cour de justice de l'Union Européenne, qui a annulé l'accord de libre-échange entre l'UE et le Maroc, le Groupe a rappelé à la Commission que les importations croissantes de tomates et d'autres produits du Sahara Occidental sont soumis aux mêmes conditions que celles de tout autre pays avec lequel l'UE n'a pas signé un accord commercial. Par conséquent, ils doivent être soumis au prix d'admission général et payer les taxes correspondantes. En ce sens, le Groupe a demandé aux autorités de l'UE de veiller à l'application correcte de la loi, de préciser comment elles vont contrôler la provenance des tomates et si cela se fait par un étiquetage spécial pour distinguer les produits en provenance du Maroc de ceux du Sahara Occidental ", lit on dans le communiqué de presse.

Les syndicats sont préoccupés par le marché de la tomate de l'Union Européenne, qui selon eux, est sur le point de s'effondrer. La Russie a récemment mis son veto à l'importation de tomates en provenance de Turquie, et les producteurs de tomates de l'UE craignent que la production turque n'inonde maintenant le marché de l'UE. Ce marché est déjà sous forte pression, disent les agriculteurs. Et ils accusent le Maroc. Non seulement les importations en provenance de ce pays ne sont pas correctement surveillées, mais les produits du Sahara Occidental s'ont infiltrés sous couvert de l'accord de libre-échange Maroc - chose qu'en particulier les syndicats espagnols (ASAJA, COAG, UPA, coopératives agroalimentaires et FEPEX) prennent très à cœur.

Au cours des dernières années, les gouvernements néerlandais et suédois ont adopté une position similaire à l'égard de l'Accord de libre-échange UE-Maroc. Puisque le Sahara Occidental n'est pas le Maroc, la réduction tarifaire ne peut être réclamée pour les produits du Sahara Occidental dans le cadre d'un accord commercial avec le Maroc.
Actualités

L'agriculture dans le désert occupé

La culture de fruits et légumes dans le désert détruit les réserves d'eau non renouvelables et emploie des milliers de colons venus du Maroc voisin.

21 juillet 2020

L'UE semble ignorante des niveaux d'importation du Sahara Occidental

La Commission de l'UE estime le flux commercial du Sahara Occidental vers l'Union Européenne à "seulement 7000 €" pour toute l'année de 2016. "Cela défie l'entendement", déclare WSRW.

03 octobre 2017

La Hollande pour des mesures de l'UE pour les tomates du Sahara

Le gouvernement néerlandais a demandé à la Commission Européenne de fournir des éclaircissements sur ses importations de tomates en provenance du Sahara Occidental, selon le ministre néerlandais des Affaires Étrangères.
15 janvier 2014

Les agriculteurs espagnols : le Maroc exporte des produits du Sahara

Les agriculteurs espagnols de l’organisation COAG ont publié une déclaration sur l’entrée en vigueur en octobre de l'accord UE-Maroc.

15 décembre 2012