Vigeo Eiris silencieux sur son approche marocaine du Sahara Occidental
acwa_30.11.2016_609.jpg

La société qui a certifié les projets énergétiques marocains au Sahara Occidental occupé applique une terminologie marocaine sur la question du Sahara occidental plus accentuée qu'auparavant. WSRW cherche encore des réponses à ses questions.
Mis à jour le: 14.02 - 2017 22:43Imprimez cette page    
Ci-dessus : le 30 novembre 2016, un groupe de Sahraouis  n'a pu accéder à une «consultation publique» sur les projets d'énergie maroco-saoudiens au Sahara Occidental occupé. Les investisseurs internationaux tels que l'Union européenne et les banques nationales de développement font de grands efforts pour éviter le financement de ces programmes, mais Vigeo Eiris s'est quand même assuré que les projets reçoivent la soi-disant certification "obligation environnementale".

Le 23 décembre 2016, Western Sahara Resource Watch (WSRW) a écrit que la compagnie franco-britannique Vigeo Eiris avait certifié les obligations nécessaires pour financer des projets énergétiques marocains au Sahara Occidental occupé.

Cette affaire est controversée, car elle viole le droit international et renforce les liens marocains sur le territoire occupé. WSRW a publié en novembre un rapport sur cette industrie.

Vigeo Eiris a dans une lettre à WSRW le 18 décembre 2016 non seulement confirmé la certification, mais l'a aussi défendue, en utilisant une approche et une terminologie du conflit semblable à celle du Maroc. WSRW a répondu par courriel le 23 décembre 2016, demandant des informations complémentaires.

Cette lettre, du 23 décembre 2016, n'a toujours pas reçu de réponse de Vigeo Eiris.

Ce qui est arrivé, cependant, c'est que Vigeo Eiris a envoyé une lettre au Business & Human Rights Resource Centre dans laquelle il défend ses opérations.

Dans cette lettre, la société fait référence au territoire du Sahara Occidental comme étant la "région du Sahara" qui est une manière tout à fait marocaine de nommer le territoire. Vigeo Eiris n'a pas répondu aux questions sur la recherche du consentement du peuple sahraoui, ni à nos questions sur le droit international, ni pourquoi il présente le Sahara Occidental comme faisant parti du Maroc sur les cartes sur son site Web. Le courrier envoyé au Business & Human Rights Resource Centre, ne fait, en bref, rien pour répondre aux préoccupations envoyés par WSRW à Vigeo Eiris le 23 décembre 2016.

La lettre est co-signée par le "methods director" de Vigeo Eiris qui est également membre du CESE national marocain, qui joue un rôle clé dans l'approche commerciale du gouvernement marocain au Sahara Occidental.

Le 14 février 2017, WSRW a envoyé une nouvelle lettre à Vigeo Eiris, dans laquelle il déplore la représentation marocaine persistante du territoire et du conflit, exhortant la société à répondre aux questions posées.

"Au minimum, et en particulier après l'échange de courriels que nous avons déjà eu, on se serait attendu que Vigeo Eiris applique la terminologie des Nations Unies sur le territoire lui-même", commente WSRW dans la nouvelle lettre à la compagnie.

Les institutions financières qui ont déjà compté sur les conseils de Eiris avant la fusion avec Vigeo recevront maintenant l'avis de WSRW d'avoir à reconsidérer l'indépendance et la compétence sur les questions des droits de l'homme et du droit international de la société fusionnée.

"Vigeo Eiris ne considère pas seulement systématiquement le territoire avec la terminologie marocaine, mais légitime également des financements pour des projets qui violent le droit international. Vigeo Eiris c'est elle même placée dans une situation où elle a perdu sa crédibilité en matière de droits de l'homme et du droit international", souligne la présidente de WSRW Joanna Allan.

"Dans le passé, WSRW a recommandé Eiris en tant que fournisseur de conseils éthiques aux investisseurs institutionnels en Europe. Notre recommandation aujourd'hui, après la fusion de Eiris avec Vigeo, est à l'opposé. Les déclarations de Vigeo Eiris sur la question du Sahara Occidental démontre une entreprise mal conseillée sur le droit international et les droits de l'homme, qui ne prend pas au sérieux ses propres responsabilités en matière de droits. De plus, il est extrêmement préoccupant qu'elle ne semble pas appliquer le devoir élémentaire de précaution sur ses propres activités, qu'elle garantisse  des financement à des projets qui sont manifestement mis en place en violation du droit international et qu'elle ne répond pas aux questions de la société civile ", a ajouté Joanna Allan.

WSRW a également envoyé aujourd'hui une lettre à Clean Bonds Initiative. Cette lettre fait suite à une précédente correspondance de WSRW à la CBI le 19 janvier 2017.

    
Actualités:

16.10 - 2017 / 19.08 - 2013Soutenez Western Sahara Resource Watch
13.10 - 2017 / 13.10 - 2017Wärtsilä va construire une centrale électrique au Sahara Occidental
09.10 - 2017 / 09.10 - 2017Le Maroc annonce plus 500% de zone agricole à Dakhla occupée
03.10 - 2017 / 03.10 - 2017L'UE semble ignorante des niveaux d'importation du Sahara Occidental
02.10 - 2017 / 02.10 - 2017Rapport WSRW : la Suède doit conseiller ses entreprises sur le Sahara
07.09 - 2017 / 07.09 - 2017Les groupes sahraouis contrent l'UE sur les négociations avec le Maroc
19.07 - 2017 / 19.07 - 2017Un tribunal civil suit un militaire contre des militants sahraouis
14.07 - 2017 / 14.07 - 2017Le Sahara Occidental gagne le cas du cargo en Afrique du Sud
14.07 - 2017 / 05.07 - 2017Stop aux négociations commerciales UE-Maroc sur le Sahara Occidental!
14.07 - 2017 / 14.07 - 2017Siemens est inconstant dans son soutien aux occupations militaires
06.07 - 2017 / 06.07 - 2017Le solaire du Sahara Occidental opérationnel en 2018
03.07 - 2017 / 03.07 - 2017La chine intéressée par la recherche pétrolière au Sahara Occidental ?
03.07 - 2017 / 03.07 - 2017Le Dura Bulk décharge le sable sahraoui à Tenerife
22.06 - 2017 / 22.06 - 2017Le Polisario aux Cies maritimes : d'autres arraisonnements à venir
20.06 - 2017 / 20.06 - 2017La Cie maritime de l'Ile de Man sort le Sahara Occidental
16.06 - 2017 / 16.06 - 2017Nouveau rapport : les Cies qui transportent le minerai du conflit
15.06 - 2017 / 15.06 - 2017Les Sahraouis gagnent le 1er tour dans le dossier judiciaire
15.06 - 2017 / 15.06 - 2017Les Wisby continuent à alimenter l'occupation du Sahara Occidental
12.06 - 2017 / 12.06 - 2017Une banque suédoise exclut l'industrie des phosphates sahraouis
06.06 - 2017 / 06.06 - 201715 questions à Atlas Copco : zéro réponse
04.06 - 2017 / 04.06 - 2017Le gouvernement marocain confirme la sortie de Glencore de Foum Ognit
02.06 - 2017 / 02.06 - 2017Ballance : une cargaison controversée pour remplacer le navire retenu
30.05 - 2017 / 30.05 - 2017Le Pacte mondial élimine l'affaire Vigeo Eiris de son propre fait
30.05 - 2017 / 30.05 - 2017Manifestations à Palma de Majorque contre les importations de sable
30.05 - 2017 / 30.05 - 2017Sahara Occidental: réponses de l'UE sur les négociations commerciales?
25.05 - 2017 / 25.05 - 2017Le navire pour le Canada avec des minéraux de conflit a été libéré
18.05 - 2017 / 18.05 - 2017Le jugement relatif au fret de la Nouvelle-Zélande pour le 9 juin
18.05 - 2017 / 18.05 - 2017Un navire danois et sa cargaison de pillage coincée à Panama
12.05 - 2017 / 12.05 - 2017L'UE veut ignorer l'arrêt de la Cour de justice sur le Sahara
11.05 - 2017 / 11.05 - 2017Glencore sort du Sahara Occidental




EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

Polémique à la COP22 - L'énergie verte marocaine utilisée pour piller

tn_poweringplunder_fr_610.jpg

À la COP22, faites attention à ce que vous lirez sur les efforts du Maroc en matière d'énergie renouvelable. Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.
Soutenez Western Sahara Resource Watch

tn_sjovik_demo_610.jpg

Aidez-nous à protéger les ressources naturelles du Sahara Occidental pour le peuple sahraoui. Soutenez notre action en faisant un don.
Agissez pour les 25 de Gdeim Izik !

tn_court_photo_gdeim_izik_610.jpg

Le 17 février 2013, dans une parodie de justice, un tribunal militaire marocain a condamné 25 citoyens sahraouis à des peines de prison incroyablement lourdes. Aidez à libérer les 25 de Gdeim Izik.

Si'il vous plaît inscrivez pour recevoir la newsletter:





WSRW.org Archives 2017
WSRW.org Archives 2016
WSRW.org Archives 2015
WSRW.org Archives 2014
WSRW.org Archives 2013
WSRW.org Archives 2012
WSRW.org Archives 2011
WSRW.org Archives 2010
WSRW.org Archives 2009
WSRW.org Archives 2008
WSRW.org Archives 2007
WSRW.org Archives 2004-2006






Ces pages web ont été construites avec le soutien financier du syndicat norvégien Industri Energi