Le Chinois Geron Energy voudrait le contrôle d'un bloc au Sahara
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La compagnie pétrolière irlandaise San Leon confirme qu'un investisseur chinois inconnu a des vues sur une participation majoritaire dans la société. San Leon cherche du pétrole dans le Sahara Occidental occupé, en violation du droit international.
Mis à jour le: 04.01 - 2017 23:26Imprimez cette page    
Ci-dessus un programme d'étude sismique de San Leon sur Zag, 2011-2012

San Leon détient une ou deux licences pétrolières au Sahara Occidental occupé. Le ou les accords - ont été signés avec le gouvernement du Maroc.

Le 21 décembre 2016, la Cour de Justice de l'Union Européenne a rendu un arrêt historique rappelant que le Maroc n'avait pas le droit de conclure des accords au Sahara Occidental sans avoir d'abord demandé le consentement des représentants du peuple du territoire. Le tribunal a cité la Cour internationale de Justice et les résolutions des Nations Unies. Le territoire est défini comme une question coloniale non résolue par l'ONU.

San Leon Energy, cependant, a une opinion très différente. La compagnie irlandaise a déclaré aux médias que le peuple du Sahara Occidental "n'est pas un peuple représentatif" et qu'elle travaille pour "l'intérêt à long terme du Maroc".

Selon son site Internet, San Leon Energy détient une participation majoritaire dans les blocs Tarfaya et Zag.
Lire aussi : Des milliers de Sahraouis protestent contre San Leon Energy
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Un très grand nombre de réfugiés sahraouis se sont rassemblés pour envoyer un message clair à la compagnie pétrolière irlandaise San Leon Energy qui cherche du pétrole dans son pays d'origine : "San Leon, dégage"..
En lire plus
La compagnie nationale marocaine l'ONHYM a, au cours des 6 derniers mois, laissé entendre que la licence Tarfaya n'était plus exploitée par San Leon.

L'opération (ou les opérations) au Sahara Occidental pourrait maintenant finir dans de nouvelles mains.

Dans une déclaration du 21 décembre 2016, à la suite des spéculations sur les médias, San Leon "confirme que Geron Energy Investment est partie à l'Offrant" et que "les négociations sont à un stade préliminaire, il existe des incertitudes importantes quant à la poursuite ou non de la question".

Cependant, on ne sait pas vraiment qui est Geron.

"Le marché ne croit pas que cette offre va se matérialiser et donc la probabilité est fortement risquée. Le premier problème est le soumissionnaire, Geron Energy Investment. Quelqu'un a entendu parler d'eux? Il n'y a pas grand chose sur eux sur Internet, la seule trace que j'ai trouvée est www.geron-invest.com, mais je ne suis pas convaincu que c'est la structure en question", a écrit Shareinvestors le 22 décembre.

"Finalement, San Leon a également confirmé que Geron Energy Investment est soumissionnaire». Cela me fait penser que Geron est un agent d'un acheteur final, ce qui expliquerait peut-être pourquoi personne n'a la moindre idée de l'identité de Geron. Qui est donc réellement la partie intéressée? ".

La compagnie qui pourrait prendre le contrôle de San Leon devra traiter avec tout le peuple du Sahara occidental.

En 2015, alors que San Leon Energy forait le premier puits de l'histoire de l'occupation marocaine sur le sol du territoire sahraoui, des milliers de réfugiés du Sahara Occidental protestaient contre cette opération. Si celle de Tarfaya n'a pas été renouvelée, San Leon détient encore une licence sur le territoire, la licence Zag. Le forage sur le territoire sans consultation et respecter de la volonté du peuple du territoire constitue une violation flagrante du droit international. Le plus grand fonds souverain du monde a désinvesti de San Leon l'an dernier pour raison éthique. D'autres investisseurs éthiques en Europe ont fait de même.

Et en 2016, le mouvement de libération nationale, le Polisario, a prouvé sa capacité à saisir les tribunaux européens.

Les principaux adversaires du pillage marocain du territoire sont incarcérés à perpétuité dans les prisons marocaines pour une manifestation qui a eu lieu sur le bloc de Tarfaya. Leur cas doit être réexaminé le 23 janvier. L'un de ceux qui purge une peine de 30 ans a été condamné après avoir été torturé, selon l'ONU, et pour un crime qui a été commis après sa mise en prison. Jusqu'à présent, lui - et 22 autres - ont passé six ans en prison.

    


EN ES FR DE AR


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc. Les entreprises qui concluent des accords avec les autorités marocaines dans les territoires occupés, donnent un signe de légitimité à l’occupation. Cela ouvre aussi des possibilités de travail aux colons marocains et de recettes au gouvernement marocain. Western Sahara Resource Watch demande aux compagnies étrangères de quitter le Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée au conflit.

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Les principaux militants du Sahara occidental sont condamnés à des peines allant de 20 ans à la réclusion à perpétuité suite à une manifestation populaire de 2010, le camp de protestation Gdeim Izik, qui dénonçait la marginalisation sociale et économique du peuple sahraoui dans leur terre occupée.
Rapport. L'énergie verte marocaine utilisée pour piller le Sahara

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Une part croissante de tels projets est située dans le territoire occupé du Sahara Occidental, est utilisée pour le pillage des minerais. Le nouveau rapport WSRW le détaille.

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