Un pilleur en route vers la Nouvelle-Zélande retenu en Afrique du Sud
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Un vraquier a été hier mardi retenu dans le port sud-africain de Port Elizabeth parce qu'il transporte de la roche de phosphate pillée du Sahara Occidental occupé.
Mis à jour le: 03.05 - 2017 23:03Imprimez cette page    
Le navire NM Cherry Blossom est bloqué à l'ancre à 4 kilomètres de Port Elizabeth, en Afrique du Sud, et ne peut continuer son voyage vers la Nouvelle-Zélande.

Le mouvement de libération du Sahara Occidental, le Front Polisario, a donc réussi à intercepter et à retenir cette cargaison estimée à 5,2 millions de dollars de minerai conflictuel, destinée à l'industrie agricole néo-zélandaise. Le phosphate est exporté par une compagnie nationale marocaine implantée dans le territoire sous occupation étrangère marocaine et utilisé pour produire des engrais. La cargaison est estimée à 54 000 tonnes.

La Nouvelle-Zélande était en 2016 le deuxième importateur du minerai du conflit, selon le rapport P pour Pillage 2016, publié par WSRW la semaine dernière.

L'événement de cette cargaison détenue a été couvert par Reuters mercredi soir.

Le NM Cherry Blossom - devait initialement arriver à Bluff, en Nouvelle-Zélande, le 30 mai 2017 selon le site de Southport. Le navire appartient à la compagnie grecque AM Nomikos Transworld Maritime (www.amnomikos.net, tél. +30 210 615 5200, +30 210 619 8220). Son emplacement actuel peut être suivi sur le site Marinetraffic.

Le navire s'est arrêté en Afrique du Sud pour son approvisionnement. Et c'est pendant ces quelques heures que les autorités du Sahara Occidental ont entamé des poursuites judiciaires contre le navire. Une ordonnance du tribunal a entraîné la détention de la cargaison à bord du navire.

Le peuple sahraoui et son organisation représentative ont longtemps protesté contre l'extraction illégale et l'exportation de phosphates de la partie du Sahara Occidental sous occupation armée par le Maroc depuis 1975. Le commerce s'est poursuivi malgré l'engagement des Nations Unies en 1991 à superviser un référendum d'autodétermination pour le peuple du Sahara Occidental, un territoire traité par l'ONU comme la dernière question coloniale d'Afrique.

"L'exportation de ces ressources non renouvelables d'un lieu sous occupation armée est une violation des principes bien établis du droit international. C'est un crime de guerre", a déclaré Kamal Fadel, le représentant sahraoui pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

"Les ressources doivent rester dans le sol jusqu'à ce que le peuple sahraoui puisse bénéficier de l'engagement fondamental de la communauté internationale à choisir son avenir", a t il ajouté.

La saisie de la cargaison en vertu d'une ordonnance judiciaire intervient quelques mois seulement après que les autorités sahraouies ont conclu avec succès une affaire contre l'Union européenne sur l'extension au Sahara Occidental d'un accord de libre-échange avec le Maroc. En l'espèce, pour laquelle la Cour de justice de l'Union européenne a rendu son jugement définitif le 21 décembre 2016, la Cour a noté que le Maroc n'avait pas de compétence gouvernementale ni aucune revendication territoriale sur le Sahara Occidental. Le territoire, conclut la Cour, doit être traité comme une entité distincte du Maroc et le consentement de son peuple (le peuple sahraoui et non les colons venus plus récemment) requis pour le développement et l'exportation de ressources.

NZTV a abordé la question des importations néo-zélandaises en 2015.

Il existe deux clients de ce produit en Nouvelle-Zélande : Ravensdown et Ballance Agri-Nutrients. Au cours des dernières années, ils ont été réticents à commenter cette question dans les médias. L'importateur de cette cargaison n'est pas confirmé. WSRW se confronte aux deux importateurs néo-zélandais depuis un certain nombre d'années.

    
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