Des documents budgétaires marocains, rendus publics fin octobre, révèlent que le royaume a alloué des dizaines de milliers d’hectares de terres au Sahara Occidental occupé à des projets d’investissement.
Dans l’une de ses dernières déclarations, António Guterres, Secrétaire Général de l’ONU, a tenu à clarifier un point essentiel : la fin de la MINURSO ne fait pas disparaître le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il rappelle ainsi au Maroc que la question du Sahara Occidental ne saurait être considérée comme close au seul motif que la mission onusienne se retire.
Notre analyse du vote du Conseil de Sécurité des Nations Unies concernant le Sahara Occidental révèle un décalage frappant entre les déclarations de certains gouvernements sur le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et la résolution qu’ils ont soutenue par leur vote.
Dans une confrontation inédite, ces deux membres permanents du Conseil de sécurité ont bloqué les propositions respectives de l’autre concernant le Sahara Occidental. En l’absence d’adoption de résolution, la mission de l’ONU fait face à une expiration imminente de son mandat.
Le 30 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU pourrait voter une résolution sur le Sahara Occidental qui met de côté le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, en violation de la Charte des Nations Unies.
Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Madrid, le Front Polisario a annoncé qu’il engageait une procédure judiciaire contre les autorités espagnoles pour avoir délivré une autorisation à la compagnie aérienne Ryanair lui permettant d’opérer des vols vers le Sahara Occidental occupé.